Votre terrasse ressemble à une poêle à frire dès que le soleil tape. Le parasol s’envole au premier coup de vent. Le store banne ? Impossible, votre terrasse n’est pas collée au mur. Et la pergola, franchement, c’est un budget qui fait réfléchir. Cette situation, je la rencontre régulièrement chez des propriétaires du sud de la France. La tonnelle double pente apporte une réponse concrète à ce casse-tête : une structure autoportée qui déploie deux toiles de chaque côté d’un axe central, créant une surface ombragée généreuse sans dépendre d’un mur porteur.
- Structure autoportée idéale pour terrasses non adossées à un mur
- Armature aluminium thermolaqué + toile acrylique 300g/m² pour la durabilité
- Montage sur plots béton en 2 à 3 heures une fois les fondations prêtes
- Budget : comptez entre 200 € et 3 000 € selon les dimensions et options
Tonnelle double pente : pourquoi c’est la solution idéale pour une terrasse isolée
Le principe est simple : au lieu d’une toile fixée à un mur qui s’étend vers l’extérieur comme un store banne classique, la tonnelle double pente fonctionne en sens inverse. Deux toiles partent d’un axe central surélevé et descendent vers l’extérieur, créant une sorte de tente symétrique. Résultat : vous ombragez facilement 15 à 20 m² sans avoir besoin du moindre appui mural.
Store double pente vs pergola : quelle différence ? La pergola est une construction fixe, souvent en bois ou aluminium, avec une couverture permanente. La tonnelle double pente reste mobile : vous pouvez replier les toiles en quelques minutes et même déplacer la structure si besoin. Côté budget, selon Tonnelle Expert, comptez entre 200 € et 3 000 € pour une tonnelle autoportante en 2025, contre souvent le double pour une pergola bioclimatique.

Pour une terrasse non adossée, la tonnelle double pente reste ma recommandation première. Soyons clairs : si votre terrasse jouxte directement la façade de votre maison, un store banne classique fera très bien l’affaire pour moins cher. Mais dès que vous avez un îlot central, une terrasse en milieu de jardin ou un espace autour d’une piscine, cette configuration devient la seule option réaliste sans partir sur des travaux de maçonnerie.
J’ai accompagné Marc, 52 ans, propriétaire en région PACA avec une terrasse de 40 m² exposée plein sud. Son parasol déporté partait au premier mistral, et la pergola qu’il avait fait chiffrer dépassait les 8 000 €. Avec une tonnelle double pente en configuration îlot, il couvre désormais environ 18 m² pour ses repas. Le repli ? Ça lui prend 2 minutes chrono.
Structure aluminium et toile acrylique : ce qui fait la différence sur le long terme

Ne vous laissez pas séduire par les premiers prix en acier peint. Dans ma pratique, j’observe que les structures qui tiennent vraiment dans le temps partagent deux caractéristiques : une armature en aluminium thermolaqué et une toile acrylique teinte dans la masse. Le reste, c’est du compromis qui finit par coûter plus cher.
L’aluminium génère naturellement une couche d’oxyde qui le protège de la corrosion, comme l’explique l’ADAL. Le thermolaquage ajoute une protection supplémentaire et permet de choisir la couleur (les fameux codes RAL). Pour les terrasses exposées au sel marin ou aux UV intenses, c’est la durabilité de l’aluminium en extérieur qui fait toute la différence sur dix ou quinze ans.
Les Plus
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Légèreté : densité de 2,7 g/cm³, un tiers de l’acier
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Entretien minimal : moins de 10 € et 1h par an
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Résistance à la corrosion même en bord de mer
Les Moins
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Prix supérieur aux structures acier d’entrée de gamme
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Rayures visibles si chocs répétés
Côté toile, le standard du marché tourne autour de 300 g/m² en acrylique. D’après Stores & Pergolas, ce grammage garantit une épaisseur d’environ 8 dixièmes de millimètre, suffisante pour filtrer efficacement les UV tout en résistant aux contraintes mécaniques. Les toiles sous 200 g/m² ? Elles contiennent moins de fils au mètre carré et vieillissent mal. Le système de coffre intégral abrite la toile repliée et prolonge sa durée de vie en la protégeant des intempéries quand vous ne l’utilisez pas.
Installer votre tonnelle : les étapes et les pièges à éviter
Sur les terrasses que j’ai pu observer en région venteuse, l’erreur la plus fréquente reste le positionnement sans tenir compte du vent dominant. Résultat : des toiles qu’on doit replier à la moindre brise soutenue. Ce n’est pas qu’une question de confort, c’est une question de durée de vie du matériel.
Monter votre tonnelle double pente étape par étape
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Préparation des plots béton
Creusez des trous de 40 cm de profondeur minimum. Selon le guide Cover Green, prévoyez des plots d’au moins 37,5 cm de diamètre pour supporter 300 kg par pied. Laissez sécher 3 jours avant toute installation.
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Assemblage de la structure
Montez les poteaux sur les platines d’ancrage. Les goujons font généralement 10 cm, prévoyez des vis béton de Ø10 mm x 120 mm minimum pour une fixation solide.
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Installation des bras et de la toile
Fixez les bras à câbles inox gainé sur l’axe central, puis accrochez les toiles. Comptez 2 à 3 heures à deux personnes pour cette phase.
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Réglage de l’inclinaison
Ajustez la pente des toiles pour optimiser l’ombre selon l’orientation de votre terrasse. Gardez une hauteur de passage d’au moins 2 mètres aux extrémités.
Les 3 erreurs qui compliquent le montage
- Sous-estimer le temps de séchage des plots : le béton met 72 heures minimum à atteindre une résistance suffisante
- Oublier de vérifier l’horizontalité : un écart de quelques centimètres entre les pieds crée des tensions permanentes sur la structure
- Négliger l’orientation : positionnez l’axe central perpendiculairement au vent dominant pour limiter la prise au vent
Si vous cherchez des stores double pente de qualité, privilégiez les fabricants qui fournissent une notice détaillée avec les couples de serrage et les dimensions exactes des fixations. C’est un bon indicateur du sérieux de l’ensemble.
5 points à vérifier avant de commander
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Dimensions exactes de votre terrasse et hauteur sous linteau si applicable
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Orientation par rapport au soleil et direction du vent dominant
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Nature du sol : possibilité de couler des plots béton ou besoin de platines lestées
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Accès pour la livraison : les colis peuvent dépasser 3 mètres de long
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Option motorisation ou manivelle selon votre usage quotidien

Vos questions sur la tonnelle double pente
La tonnelle double pente résiste-t-elle au vent ?
Les structures aluminium correctement ancrées supportent des vents autour de 50-60 km/h toiles déployées. Au-delà, repliez systématiquement les toiles. Le coffre intégral protège la toile une fois rentrée. Ce que je conseille : repliez dès que le vent devient soutenu, même si ça paraît excessif. Une toile qui claque s’use trois fois plus vite.
Faut-il replier la tonnelle quand il pleut ?
Oui, sans exception. Ce type de store protège du soleil mais n’est pas conçu pour évacuer l’eau de pluie. L’eau stagnante sur la toile crée des poches qui déforment le tissu et alourdissent dangereusement la structure.
La motorisation vaut-elle le surcoût ?
Si vous déployez et repliez votre tonnelle plusieurs fois par semaine, la motorisation change vraiment le quotidien. Le déploiement passe de 2-3 minutes à quelques secondes. Pour un usage occasionnel (week-ends d’été), la manivelle suffit amplement.
Ai-je besoin d’une autorisation d’urbanisme ?
Une tonnelle provisoire qui reste en place moins de 3 mois ne nécessite aucune autorisation. Si vous l’installez de façon permanente et qu’elle dépasse 5 m², une déclaration préalable devient obligatoire. Au-delà de 20 m², c’est un permis de construire qu’il faut déposer. Vérifiez aussi votre PLU local pour les règles spécifiques sur les matériaux et l’implantation.
Si vous aménagez l’ensemble de votre extérieur, jetez un œil aux solutions de clôture pour votre propriété qui peuvent compléter votre projet.
Et maintenant ?
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Mesurez votre terrasse et repérez la direction du vent dominant
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Vérifiez si votre sol permet des plots béton ou nécessite des platines lestées
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Demandez des devis en précisant la surface à ombrager et votre exposition
La question à vous poser maintenant : préférez-vous privilégier le budget et partir sur une manivelle, ou investir dans la motorisation pour un confort quotidien ? La réponse dépend vraiment de la fréquence à laquelle vous utiliserez votre protection solaire.
